Priorité à l’enseignement supérieur et à la recherche: le Gouvernement au rendez-vous

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Mercredi dernier, la Ministre Geneviève Fioraso a présenté le projet de loi pour l’Enseignement supérieur et la Recherche. Ce projet est issu du travail de concertation conduit dans le cadre des Assises de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, que la Région avait menées en octobre dernier pour la Haute-Normandie.

Pour la première fois, une loi englobera l’ensemble des questions relatives à l’enseignement supérieur et à la recherche, deux chantiers prioritaires pour les socialistes et pour tous ceux qui militent pour une société du Savoir. L’enseignement supérieur et la recherche auront les moyens des ambitions qui leurs seront fixées. 5000 créations d’emplois, notamment, sont prévues sur 5 ans, soit 1000 par an.

Sur le fond, le projet de loi s’articule autour de 4 axes :

La priorité donnée à la réussite étudiante, avec l’objectif central de parvenir à 50 % de diplômés du supérieur (niveau licence) dans chaque classe d’âge d’ici 2020. Pour la réussite des étudiants, le projet de loi renforce le rôle de coordination du ministère dans la stratégie d’ensemble de la formation post-bac, améliore la lisibilité de l’offre de formation, l’orientation des bacheliers des sections professionnelles et technologiques, affirme la continuité du service d’orientation entre le secondaire et le supérieur, la nécessité d’un rapprochement entre toutes les filières post-baccalauréat, de l’innovation pédagogique avec le développement de l’enseignement numérique et la formation par alternance, de l’incitation à la mobilité internationale des étudiants et des chercheurs ainsi qu’à l’accueil d’étudiants étrangers avec des cours adaptés, et d’une meilleure reconnaissance du doctorat en le valorisant notamment pour l’accès à la haute fonction publique.

Une nouvelle ambition pour la recherche. Le projet de loi redonne tout son rôle à l’Etat stratège : il définit une stratégie nationale de la recherche, en harmonie avec les programmes européens (Initiative France Europe 2020), et met en place un Conseil stratégique de la recherche. Il simplifie les structures de recherche. Il préservera la recherche fondamentale et développera la recherche technologique, trop faible aujourd’hui.

Le décloisonnement, entre les disciplines, entre les cursus, entre les établissements, entre les sites. Ce décloisonnement contribuera à simplifier le paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il favorisera  une nouvelle dynamique de regroupement et de mutualisation entre universités, écoles et organismes de recherche dans les territoires. Le projet de loi améliore également le fonctionnement démocratique des instances universitaires. Il institut en particulier la parité dans la composition des conseils, ce qui fait de la France une pionnière en Europe.

– Enfin, l’ouverture de l’université sur son environnement. La mobilité des étudiants et des chercheurs sera développée en favorisant les parcours comprenant des périodes d’études et d’activités à l’étranger. C’est en particulier la raison pour laquelle le gouvernement mène depuis plusieurs mois au niveau européen un combat pour sanctuariser le budget d’Erasmus et élargir ce programme aux étudiants des filières professionnelles et technologiques.

Ce projet de loi, tout comme les Assises dont il résulte, sont des engagements de campagne de François Hollande. Engagements tenus, donc. Je tiens à saluer ce travail remarquable, fruit d’une véritable concertation. On se souvient dans quelles conditions la triste loi dite ‘LRU’ sur « l’autonomie des Universités » (sans commentaire…) avait été adoptée par la droite, dans la précipitation, au milieu de l’été 2007.

Alors certes, le projet des socialistes n’est pas parfait et le travail parlementaire sera utile pour préciser certaines dispositions et améliorer le texte. Mais sur la forme comme sur le fond, il y a un vrai changement avec les pratiques des années passées. Ce changement, c’est maintenant.

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