En quelques mots…

Les citoyens doivent pouvoir connaître le parcours des élus qui les représentent. C’est tout simplement une exigence de transparence, à condition de ne pas verser dans la rubrique ‘people’ et la politique des caniveaux. Telle est ma conception de la vie publique.

Pour en savoir plus sur moi, je vous invite à écouter également l’émission ‘L’habit ne fait pas le moine‘ sur Rcf, animée par l’excellent Dominique Croizé. J’y parle de la Région, de mes convictions, de mes engagements… Et j’y joue même un peu de guitare!

(plus de photos ici)

Photo (c) David Morganti

Je suis né le 8 avril 1977. J’ai passé les premières années de ma vie à Bamako, au Mali, où ma mère était enseignante en coopération, puis à Bordeaux.

Je dois beaucoup à l’Ecole de la République: boursier en classes préparatoires scientifiques, j’ai eu la chance de pouvoir faire des études de biologie moléculaire à l’Ecole Normale Supérieure rue d’Ulm, puis à Lyon et à l’Université de Stanford. J’en ai gardé le goût du travail, de la curiosité, de l’ouverture d’esprit, de l’innovation, et un profond respect pour le monde de l’Education et de la Recherche. La France est riche de cette culture du Savoir, héritée des Lumières et de la Révolution. C’est une de nos plus grandes forces dans le monde d’aujourd’hui. Je me bats pour la préserver.

A la fin des années 90 je me suis aussi formé à l’économie et au droit et suis devenu ingénieur des Mines. A cette époque j’étais adhérent d’ATTAC, militant pour l’instauration d’une taxe sur les transactions financières à l’échelle mondiale. Combat toujours d’actualité.

Avec Alain Le Vern au Conseil Régional

Avec Alain Le Vern au Conseil Régional
((c) David Morganti)

La politique me passionnait déjà, mais je n’envisageais pas d’engagement sans réelle expérience professionnelle. Qu’elle soit dans le privé ou dans le public, en entreprise, dans une association ou une institution, elle est à mes yeux essentielle pour comprendre le monde tel qu’il va.  Pas d’engagement sans expérience, sans enracinement. J’ai travaillé dans une usine qui fabriquait des chaussures pour enfants, en France, puis dans une entreprise de bioinformatique, en Allemagne. Pour moi, la politique ne doit surtout pas être un métier. C’est un engagement, une passion. J’ai toujours considéré que mon indépendance professionnelle était une condition indispensable de ma liberté de jugement et de la sincérité de mon engagement public.

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photo (c) Dominique Piednoël

L’Europe m’attirait aussi. Partisan d’une autre Europe, moins libérale, plus solidaire, plus démocratique, je voulais comprendre son fonctionnement de l’intérieur. J’ai ainsi passé quelques années à la Commission européenne, où je travaillais notamment pour le développement de nouveaux traitements de thérapie génique, cellulaire et tissulaire. C’était au moment de l’élargissement de l’Union européenne de 2004, de la Convention Giscard, du débat sur le Traité constitutionnel européen. J’ai vécu la défaite de l’élection présidentielle de 2007 à Bruxelles, avec les socialistes de la Fédération des Français de l’Etranger.

En 2008, j’ai rejoint Laurent Fabius en Seine-Maritime pour contribuer à créer la Communauté d’agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe (CREA). Elle faisait débat à l’époque. Rares sont ceux qui en contestent aujourd’hui la pertinence. J’ai aussi participé à l’élaboration de la première édition du Festival Normandie Impressionniste.

A une AG de Pétroplus en janvier 2012.

De mai 2012 jusqu’à octobre 2013, j’étais conseiller du Ministre des Affaires Etrangères au Quai d’Orsay, où je m’occupais d’Aide aux Pays en Développement, de Santé et d’Affaires économiques internationales. Travailler aux cotés d’un Homme d’Etat était une expérience formidable et l’une des plus grandes chances de ma vie professionnelle.

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Je suis à gauche depuis toujours et socialiste depuis longtemps. J’ai vécu la défaite de 1995, la joie de 1997, le séisme de 2002, le clash de 2005, l’espoir déçu de 2007, les victoires de 2008, 2010, 2011 et surtout 2012. L’espérance est aujourd’hui dans notre camp. Notre responsabilité est grande.

Militant socialiste de la section de Rouen, j’ai été élu dans la majorité d’Alain Le Vern en 2010. C’est mon premier mandat. En octobre 2012, je suis devenu vice-président de la Région en charge du suivi des politiques régionales en matière d’emploi, d’économie et d’énergies. Avec Alain Le Vern, Guillaume Bachelay (avec qui j’ai co-signé le livre « La Gauche après la Crise » ainsi que plusieurs articles) et tous les élus socialistes du territoire, nous nous battons pour défendre et développer la Région, faire fructifier ses nombreux atouts, en gérant au mieux l’argent public dont les Haut-Normands nous ont confié la responsabilité.

Avec une seule priorité: l’emploi, l’emploi, l’emploi, pour un développement durable et solidaire de notre Région.

Le 14 octobre 2013, suite à la décision d’Alain Le Vern de mettre un terme à ses fonctions, j’ai été élu Président de la Région Haute-Normandie. Je suis également, depuis le 30 mars 2014, conseiller municipal de la Ville de Rouen. Pratiquant le non-cumul, je ne suis, comme je m’y étais engagé, ni adjoint au Maire, ni conseiller municipal délégué, ni conseiller communautaire à la métropole de Rouen Normandie.

Lors des élections régionales en Normandie des 6 et 13 décembre 2015, j’ai mené la liste de rassemblement des forces de gauche, écologistes, progressistes et humanistes, avec notamment Laurent Beauvais, Président de la Région Basse-Normandie. Nous avons échoué à 4709 voix, soit moins de 0,2% des inscrits. Je suis désormais conseiller régional, Président du groupe d’opposition PS/PRG.

Ayant perdu les élections, j’ai souhaité reprendre une activité professionnelle. Face à la défiance, immense, de nos concitoyens vis-à-vis des élus qui les représentent, il me semble important de favoriser les rapprochements entre le monde politique et la société civile. De multiplier les passerelles. Pour porter des politiques sur l’emploi, le travail, les métiers, la formation, le soutien aux entreprises, l’innovation, cette expérience du terrain ne me semble pas -c’est un euphémisme- inutile. Les élus ne doivent pas être ‘hors-sol’.

carac_photo_1Depuis mars 2016 je sui Directeur du pôle ‘Développement’ chez l’entreprise normande Nutriset. Basée à Malaunay en Seine-Maritime, Nutriset est une entreprise familiale indépendante, de taille intermédiaire (elle compte 200 employés environ). Depuis 30 ans l’entreprise développe, fabrique et distribue des solutions nutritionnelles pour le traitement et la prévention des différentes formes de malnutrition dans les pays du Sud. Numéro un mondial dans son domaine, l’entreprise est notamment à l’origine du premier aliment thérapeutique prêt à l’emploi pour lutter contre la malnutrition aigüe sévère. L’année dernière, 6 millions d’enfants en situation de malnutrition ont pu bénéficier des produits de Nutriset. Nous pouvons être fiers de cette ‘pépite’ normande dirigée par une femme au talent remarquable, Adeline LESCANNE-GAUTIER.

Comme Directeur du pôle ‘Développement’ de l’entreprise, j’ai pour mission principale de mettre en œuvre et d’alimenter la stratégie de développement de l’entreprise, de rechercher de nouveaux partenariats, de favoriser l’émergence de nouveaux produits contre la malnutrition et pour l’aunotomie nutritionnelle de tous. Nous travaillons notamment avec les Nations Unies, l’UNICEF, le Programme Alimentaire Mondial, Unitaid, l’OMS, Médecins sans Frontières et de nombreuses ONG.

Je tiens à lever toute ambiguïté concernant d’éventuels conflits d’intérêt : le dernier soutien financier de la Région Haute-Normandie à Nutriset remonte à fin 2013, il y a deux ans et demi. Durant ma présidence de Région en 2014 et 2015, je n’ai eu à gérer aucun dossier ni aucune demande d’aide financière pour cette entreprise. J’ai aussi rendu public l’avis de la Commission nationale de déontologie de la Fonction Publique, concernant mon embauche chez Nutriset (cf. infra).

Le choix de Nutriset représente pour moi un triple engagement, conforme aux valeurs de solidarité et de progrès que j’ai toujours portées dans mes responsabilités publiques. Un engagement éthique, d’abord: je fais le choix de la lutte contre la faim dans le monde. Mettre en adéquation mon travail et mes valeurs; c’est fondamental pour moi. Un engagement entrepreneurial ensuite: je fais le choix d’une entreprise de taille intermédiaire (une ETI), d’une ‘pépite’. Je crois que la France a besoin que l’on aide plus ses ETI. Je veux y contribuer, modestement mais concrètement. Un engagement territorial enfin: je fais le choix de la Normandie puisque Nutriset est, depuis toujours, normande.

En bref: c’est passionnant, c’est utile, c’est normand!

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En séance plénière à la Région

Sur le marché de Darnétal un 31 janvier sous la neige, avec Jacques-Antoine Philippe

 

Dans l'hémicycle du Conseil régional (c) David Morganti

Dans l’hémicycle du Conseil régional (c) David Morganti

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