Serqueux-Gisors : les élus Socialistes et Radicaux s’engagent

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Contribution des élus du groupe Socialistes, Radicaux et Citoyens à la région Normandie et des élus parlementaires Socialistes, Radicaux, Citoyens normands.

Dans le cadre de l’enquête publique ouverte le 8 mars dernier sous la coordination de Mme la Préfète de Région, les conseillers régionaux de Normandie réunis au sein du groupe « Socialistes, radicaux et citoyens » tiennent à affirmer leur soutien au projet de modernisation de la ligne Serqueux-Gisors. Le développement du fret ferroviaire est un enjeu national essentiel pour une économie compétitive et durable. La mise en œuvre d’une liaison ferroviaire de qualité entre le Havre et l’Île-de-France représentera un atout stratégique de première importance pour le développement de l’Axe Seine. A ce titre, il est essentiel que la Région et tous les acteurs publics s’engagent résolument pour la modernisation de la ligne Serqueux-Gisors.

→ La modernisation de la ligne Serqueux-Gisors constitue un enjeu économique de premier ordre en matière de transport ferroviaire. Elle s’inscrit à ce titre dans des objectifs nationaux clairement établis par la commission Mobilité 21présidée par Philippe Duron dans son rapport « Pour une Mobilité durable » remis au ministre des Transports, de la Mer et de la Pêche le 27 juin 2013.

La baisse de la part du ferroviaire dans le transport de marchandise est un fait connu. Cette part est passée en France de 35 % en 1975 à moins de 20 % en 1995[1], pour tomber selon l’Association française du rail sous les 10 % en 2013. Face à ce déclin dont les causes sont aujourd’hui largement établies et documentées, nous ne devons pas nous résigner. Dans un contexte où la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique nous imposent de changer de modèle, nous réaffirmons la nécessité de rééquilibrer le rail face à la route et notre volonté de moderniser le système ferroviaire national et normand en particulier.

Parmi les points faibles du système ferroviaire français figure le déficit d’infrastructures adaptées. A ce titre, la priorité établie par la commission Mobilité 21 réside dans la modernisation et l’optimisation de l’existant, plutôt que la création d’infrastructures ex-nihilo. De ce point de vue, la modernisation du tronçon Serqueux-Gisors fait figure de modèle.

Dans un cadre budgétaire de plus en plus contraint, l’Etat, les collectivités et les opérateurs publics sont amenés à réaliser des arbitrages budgétaires particulièrement difficiles. Or de manière remarquable, le financement de la modernisation de la ligne Serqueux-Gisors a été porté au rang de priorité nationale incontestée. Il y a lieu de s’en réjouir et pour la Normandie et pour la France. Rappelons également que la Région Haute-Normandie et le Gouvernement français ont obtenu en 2015 que la Commission européenne accorde un soutien de 71 M€ au projet dans le cadre d’une enveloppe de 100 M€ dédiés aux projets normands structurants, au titre du Mécanisme d’interconnexion européen.

En effet la modernisation de la ligne Serqueux-Gisors est un facteur de compétitivité absolument nécessaire au développement des ports de la Vallée de Seine avec en tête le Port du Havre, qui reste le premier port français pour le trafic conteneurs et le deuxième port français après celui de Marseille Fos-sur-Mer. De manière générale, le renforcement des grandes plateformes portuaires françaises est un enjeu déterminant, via le développement des flux entre le port et son « hinterland ». Pour notre part, cette thématique fait l’objet d’une contribution spécifique de la Députée de la 8ème circonscription de Seine-Maritime et Conseillère régionale du groupe SRC Normandie, Madame Catherine Troallic.

La modernisation de la ligne Serqueux-Gisors s’inscrit donc au cœur de la dynamique de développement du corridor reliant Paris au Havre. Quel que soit le nom qu’on lui donne- Axe Seine, Grand Paris… – ce développement repose sur le constat partagé du déficit d’intégration, notamment logistique, de ce territoire entre Paris et la mer.

Sur ce sujet de l’axe Seine, beaucoup de choses ont été dites depuis six ans. Nous nous souvenons en particulier de la mission de « commissaire au développement de l’Axe-Seine » confiée à Antoine Rufenacht par le Président Nicolas Sarkozy. Pour notre part, nous avons œuvré pour que ces intentions de coopération se traduisent par des actions concrètes. C’était notamment le sens de l’action des régions Haute et Basse-Normandie présidées par Alain Le Vern puis Nicolas Mayer-Rossignol pour l’une, Philippe Duron puis Laurent Beauvais pour l’autre, qui ont rendu tangible le développement de la ligne Nouvelle Paris-Normandie. C’est le sens du Contrat de Plan Interrégional pour la vallée de la Seine 2015-2020 signé par ces deux régions, la région Île-de-France et l’Etat qui représente un engagement de près d’un milliard d’euros.

Aujourd’hui, il nous faut œuvrer concrètement et dans un esprit de consensus au développement de cet axe Seine. Nous nous réjouissons notamment des positions prises par l’ensemble des élus de la majorité municipale du Havre. Nous appelons l’ensemble des élus de la majorité régionale à se prononcer également en faveur de la modernisation de la ligne Serqueux-Gisors.

→ La Région Normandie doit soutenir et accompagner fortement la modernisation de la ligne Serqueux-Gisors

La Région s’est fortement engagée depuis 2009 dans la rénovation de ligne Serqueux Gisors. Suite à sa fermeture en 2009 la ligne a fait l’objet d’un soutien financier substantiel afin de maintenir le service public ferroviaire.

Une délibération votée en commission permanente le 15 novembre 2010 à l’unanimité des groupes politiques a initié une remise en état de la ligne représentant plusieurs mois de travaux, notamment l’électrification de la ligne, pour un montant de 35 Millions d’Euros.

La Région Haute-Normandie présidée par Alain Le Vern, puis par Nicolas Mayer-Rossignol, a œuvré pour le maintien d’un service de transport de voyageurs de niveau satisfaisant. A partir de décembre 2013, 4 allers-retours quotidiens entre Serqueux et Gisors ont été rétablis. A la demande d’élus et d’habitants des territoires, un service de bus complémentaire a été maintenu afin de satisfaire un plus grand nombre d’usagers.

Les élus de la Région Haute-Normandie, dans la continuité de cet engagement pour la rénovation de la ligne, ont voté à l’unanimité des groupes politiques le 9 décembre 2013 pour le soutien au lancement par SNCF Réseau de la phase d’étude en vue de la modernisation de la ligne.

Il est essentiel que la Région Normandie confirme son engagement au service de ce projet dont l’intérêt régional ne fait pas de doute et qui va permettre une amélioration réelle du service public ferroviaire en Normandie. Au-delà des bénéfices économiques liés à l’activité logistique et au transport de marchandises, des effets positifs pour le transport de voyageurs sont également attendus grâce au désencombrement mécanique de l’axe Paris-Rouen-Le Havre. Cette modernisation ouvre également de nouvelles perspectives d’exploitation (création possible d’une liaison Rouen/Paris via Serqueux Gisors pour désaturer la ligne actuelle ou en cas d’incident grave ) et participe d’une amélioration de la sécurité routière grâce notamment à la sécurisation de 9 passages à niveau. C’est donc bien notre Région tout entière qui bénéficiera de cette réalisation en désenclavant par ailleurs un territoire (le Pays de Bray) qui s’est largement mobilisé afin d’obtenir la « réouverture » de cette ligne.

En conclusion, nous, élus du groupe Socialistes, Radicaux et Citoyens à la région Normandie sommes favorables sans réserve au projet de modernisation de la ligne Serqueux-Gisors soumis à enquête publique. Ce projet, stratégique pour la Normandie et pour la France, va dans le sens du renforcement de la place portuaire havraise et bénéficie à l’ensemble de la vallée de Seine. Il doit faire l’objet d’un portage politique fort, partagé par les élus ayant à cœur l’intérêt supérieur de leur région.

Les Conseillers régionaux de Normandie :
Nicolas Mayer-Rossignol, Benoit Arrive, Laurent Beauvais, Raphaël Chauvois, Valérie Garraud, Estelle Grelier, Franck Guéguéniat, Marc-Antoine Jamet, Muriel Jozeau-Marigne, Claudie Launoy, Mélanie Mammeri, Emmanuel Mezeray, Hélène Mialon-Burgat, Oumou Niang-Fouquet, Gaëlle Pioline, Frédéric Sanchez, Timour Veyri
Les Députés de Normandie :
Guillaume Bachelay, Christophe Bouillon, Dominique Chauvel, Jacques Dellerie, Jean Louis Destans, Philippe Duron, Valérie Fourneyron, Geneviève Gosselin-Fleury, Marie Le Vern, François Loncle, Luce Pane, Johaquim Pueyo, Alain Tourret, Stéphane Travert, Catherine Troallic.
Les Sénateurs de Normandie :
Jean-Pierre Godefroy, Didier Marie, Nelly Tocqueville.

[1] Rapport de la commission d’enquête du Sénat chargée d’examiner les conditions dans lesquelles semblent aujourd’hui remis en cause certains choix stratégiques concernant les infrastructures de communication, 4 juin 1998

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