Soutenir l’innovation, ça marche! L’exemple éclairant de ROBOCATH

2 commentaires Le par

J’ai écrit à plusieurs reprises sur ce blog l’importance du soutien public à la recherche et à l’innovation, pour l’avenir de la Haute-Normandie. C’est décisif. Je voudrais l’illustrer par un exemple concret et récent.

Au sein du Conseil régional, avec Alain Le Vern et Guillaume Bachelay en particulier, nous avons mis en place des outils pour accompagner la création d’entreprises innovantes. Il y a plus de dix ans, la Région a ainsi lancé la constitution d’une société de capital-investissement et capital-risque, NCI Gestion, qui a contribué à maintenir ou créer des centaines d’emplois dans notre région.

En 2012, nous sommes allés plus loin. Nous avons créé un fonds inter-régional d’amorçage (avec nos amis de Basse-Normandie, Pays de Loire et Bretagne) pour soutenir les petites entreprises très innovantes, les ‘start-ups’, qui n’ont pas encore de clients ni de chiffre d’affaires, mais qui développent des technologies ou des produits à très haut potentiel. Sans aide de la puissance publique, ces entreprises très prometteuses risquent de péricliter rapidement dans cette phase dite ‘d’amorçage’. C’est là où nous avons décidé d’intervenir.

La société à qui nous avons confié la gestion de ce fonds d’amorçage, Grand-Ouest Capital (GOCA), vient d’annoncer un investissement de 600 000 Euros, en partenariat avec NCI Gestion qui co-investit 300 000 €, dans la jeune start-up rouennaise ROBOCATH. ROBOCATH, entreprise innovante créée en 2009 dans le domaine des technologies médicales, est implantée au sein de la pépinière Seine Biopolis de la CREA. Son créateur Philippe Bencteux (car ces aventures dépendent souvent très singulièrement des hommes qui les créent) a développé un télémanipulateur permettant de piloter à distance la pose d’instruments souples tels que les cathéters médicaux.

Le principe est donc simple: le robot développé par ROBOCATH permet aux praticiens (radiologistes, chirurgiens…) d’effectuer, à distance, l’acte médical consistant à poser un cathéter (introduction d’un fin tuyau souple et creux dans une veine ou une artère du patient) pour des interventions. Le robot vise à améliorer la précision de l’acte médical mais aussi à réduire considérablement l’exposition des praticiens aux rayons X pendant la durée de l’intervention. Il rend également possible les interventions en urgence (embolisation) à longue distance, répondant ainsi à l’absence de praticiens spécialisés dans des hôpitaux et cliniques éloignés des grands centres médicaux.

Je connais bien ROBOCATH, que j’avais visitée dès 2011 comme élu régional alors que le fonds d’amorçage n’était pas encore créé et que Philippe Bencteux posait les bases de sa société. Pourquoi cet exemple est-il édifiant ? Parce qu’il révèle à bien des égards comment la puissance publique locale, et en particulier la Région, peut intervenir pour accompagner les pépites de demain, porteuses d’emploi, d’activité et de rayonnement pour la Haute-Normandie:

-ROBOCATH, créée en octobre 2009, a été accueillie au sein de l’incubateur de Agence de l’Innovation en Région Haute- Normandie (SEINARI) et soutenue par Oseo et le Conseil Régional de Haute-Normandie.

-Elle est actuellement hébergée au sein de la pépinière Seine Biopolis de l’agglomération rouennaise (CREA) et bénéficiera du Crédit d’Impôt Recherche et des nouvelles dispositions du Crédit d’Impôt Innovation voulu par le Gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

-Elle bénéficie aujourd’hui de 600 kE via le fonds d’amorçage créé par la Région, et de 300 kE via NCI Gestion créée également par la Région.

Composée de 3 salariés, la société est en phase active de recrutement. La levée de fonds réalisée par ROBOCATH financera le recrutement, dès mai 2013, de son Directeur R&D, le renforcement des équipes de développement ainsi que le processus d’industrialisation pour un lancement commercial -si tout se passe bien- en 2016.

Bien sûr, rien n’est acquis pour cette jeune entreprise. La route est encore longue. Mais sans le soutien des pouvoirs publics, sans la mise en place des outils que nous avons voulus pour soutenir la recherche, l’innovation et accompagner la création d’entreprises, les choses auraient été bien plus difficiles.

Je souhaite bonne chance à ROBOCATH et forme le voeu que d’autres sociétés haut-normandes innovantes puissent bientôt bénéficier du fonds régional d’amorçage. Qu’elles sachent que la Région est là pour les soutenir.

Afficher les 2 commentaires

  • Merci Jocelyne
    par nicolasmayer le 06/05/2013

  • Bonjour Nicolas Oui moi j'y crois même si certains essais de faire croire que vous n'avancez pas et je vous soutiens de toutes mes forces amicalement jocelyne cellule bondeville
    par velfre le 06/05/2013

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sur le même thème, lire aussi :

Assemblée Plénière de la Région Normandie 15 décembre 2016 Monsieur le Président, Je voudrais commencer en saluant Monsieur le Maire et Président de l'agglomération havraise Édouard PHILIPPE, soulignant
Le par
Monsieur le Président, Monsieur le Président du CESER, Mesdames et messieurs les conseillers régionaux, chers collègues, Je vous ai écouté, Monsieur le Président, avec attention. J’ai noté, comme lors des dernières séances plénières,
Le par

Les derniers contenus multimédias