Dans la crise, la France garde le cap de la solidarité et du développement

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Vendredi dernier, le Président de la République a clôturé les Assises du développement et de la solidarité internationale, organisées par le Ministère des Affaires Etrangères et en particulier le Ministre délégué au développement, Pascal Canfin, et Laurent Fabius. Cet événement a été peu médiatisé. Pour tous ceux qui comme moi s’intéressent aux enjeux de développement et de solidarité, notamment avec l’Afrique, il est très important.

Ces Assises ont permis, pour la première fois depuis 15 ans, de réunir pendant quatre mois 600 participants autour des grandes questions liées au développement : quelle vision à long terme ? Comment assurer une aide transparente et efficace ? Comment accroître la cohérence des politiques publiques (notamment avec les collectivités locales, qui contribuent pour beaucoup au développement) ? Comment renforcer les partenariats entre les acteurs ? Quelles innovations et quelles politiques de recherche ?

Dans son discours de clôture, le Président de la République a tracé les les grandes lignes de la politique française pour le développement et la solidarité internationale. Avec un message, simple mais décisif: malgré la crise, la France, et avec elle l’Europe toute entière, doit maintenir le cap. La crise demande plus -pas moins- de solidarité.

En dépit des difficultés qu’elle traverse, la France conservera une politique de développement ambitieuse, pour soutenir les pays qui en ont besoin en contrepartie d’un respect des exigences démocratiques et des libertés et droits fondamentaux -notamment ceux des femmes. Trois grands objectifs seront poursuivis: développement économique, sécurité des populations, préservation de la planète -car développement et lutte contre le changement climatique sont les deux facettes d’une même médaille. L’évaluation et l’impact de notre aide seront améliorés grâce à l’introduction d’indicateurs de transparence et d’efficacité. La part de l’aide transitant par les ONG sera progressivement doublée durant le quinquennat.

Le budget de la solidarité internationale ne sera pas sacrifié. La France a consacré en 2012 0,46% de son revenu national brut à l’aide publique au développement, soit 9,35 milliards d’euros. Cela fait de notre pays l’un des principaux contributeurs mondiaux en matière de développement et de solidarité. Nous pouvons en être fiers. C’est aussi l’objectif pour 2013 et 2014 à euros constants. La loi de finances pour 2013 préserve les crédits affectés au développement. 10% du produit de la taxe sur les transactions financières adoptée par la France, pionnière en la matière, seront dès cette année effectivement versés au développement.

Au niveau européen, le Gouvernement a veillé à la préservation des ressources dévolues à la politique européenne d’aide au développement : hausse de 15% du Fonds européen de développement (FED) et de 10% de la réserve pour l’aide d’urgence ; il faudra aussi faire en sorte qu’une part significative de la future taxe sur les transactions financières (TTF) soit aussi affectée au développement.

Pour la première fois dans l’histoire de la Vème République, un projet de loi d’orientation et de programmation sur la politique française de développement et de solidarité internationale sera déposé cet automne au Parlement, en vue d’une adoption au début de l’année prochaine. On peut trouver que c’est insuffisant. En matière de développement et de solidarité, rien n’est jamais ‘suffisant’. Mais le Gouvernement et le Président de la République, par ces Assises, ont montré que dans la crise et malgré les difficultés, la France sait rester fidèle à ses valeurs et garder le cap de la solidarité.

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