Pétroplus: l’espoir, la volonté, la responsabilité

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Comme beaucoup d’élus, militants, sympathisants, citoyens Haut-Normands Seinomarins ou Eurois, j’étais ce midi devant la raffinerie de Petit-Couronne pour soutenir les salariés de Pétroplus. Depuis octobre 2011, près de 18 mois, nous sommes à leurs cotés. Hier, aujourd’hui et demain, nous sommes et restons mobilisés.

L’objectif premier n’a pas changé: la reprise industrielle du site pour sauvegarder les emplois, directs mais aussi indirects. Ce soir, c’est l’espoir. Plusieurs offres ont été déposées. Elles doivent toutes être examinées avec le plus grand sérieux et le plus grand intérêt. Depuis mai dernier et encore aujourd’hui, les équipes du Gouvernement -en particulier celles du Ministère du Redressement Productif qui font un travail remarquable, aux cotés de l’intersyndicale- sont là pour faciliter tout projet sérieux et accompagner tout repreneur crédible. Crédible financièrement (a-t-il les fonds nécessaires), crédible industriellement (a-t-il l’expérience indispensable pour gérer un tel site, dispose-t-il d’approvisionnement en pétrole brut) et règlementairement. C’est ce qui va être étudié maintenant à partir des offres effectivement déposées. Il faut donc être prudent (car rien n’est acquis à ce stade), rigoureux et volontaire.

Intervention du député Guillaume Bachelay, à coté d’Yvon Scornet, un des leaders de l’intersyndicale.

Ce matin à la radio, le Ministre Arnaud Montebourg a confirmé ce qu’avait déjà indiqué le Président François Hollande à l’intersyndicale il y a quelques semaines : « l’Etat ne sera pas le repreneur, mais il est prêt à l’accompagner ». Au besoin, en mobilisant le Fonds stratégique d’investissement (FSI), bras armé de l’Etat, via une prise de participation minoritaire. Les repreneurs en sont informés. C’est un engagement concret et fort du Gouvernement que les élus locaux, notamment Guillaume Bachelay, avaient demandé il y a plusieurs mois. C’est l’illustration de notre volonté.

Et puis il y a Shell. Pétroplus s’est appelé Pétroplus de 2008 à 2011. Quatre ans. Mais les Haut-Normands savent que le site s’est appelé « la Shell » plus de quatre vingt ans. La terre de Petit-Couronne s’en souvient et s’en souviendra longtemps. Au delà des lois, au delà du juridisme, au delà des contrats, il y a une responsabilité politique, morale, humaine. Shell doit, aujourd’hui et demain, quelle que soit la décision finale du Tribunal de Commerce, en prendre toute sa part.

Avec Frédéric Sanchez, Président de la CREA, à l’AG des salariés de la raffinerie ce mardi 5 février.

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