Renault: soutien aux salariés, vigilance maximale

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1973033_renaultRenault a annoncé vouloir supprimer 7 500 postes en France d’ici fin 2016, « en raison des évolutions du marché de l’automobile ». Cela concerne aussi la Haute-Normandie, qui accueille plusieurs sites de Renault à Cléon, Sandouville, Dieppe, Gaillon, Grand-Couronne…

Je pense aux salariés de ces sites. Je comprends et je partage leur grande inquiétude. Comme l’ont indiqué les parlementaires socialistes de Seine-Maritime (communiqué), nous sommes déterminés à défendre l’avenir de la filière automobile en Haute-Normandie. A ce stade, et à la différence de PSA, il n’y a ni fermeture de site, ni licenciements, les deux lignes rouges absolues. Mais nous serons extrêmement vigilants. L’Etat devra veiller à ce que les engagements de Renault soient effectivement tenus.

A ce stade toujours, ce n’est pas une décision de Renault mais une proposition, qui devra être négociée avec les partenaires sociaux dans le cadre d’une négociation globale incluant la pérennisation de l’activité. Mais ne soyons pas naïfs. La aussi l’Etat, premier actionnaire de Renault, devra pleinement jouer son rôle d’arbitre et de protecteur. Comme nous l’avons toujours dit, la puissance publique doit user pleinement de son droit (devoir?) de regard et agir en conséquence, sur la base d’un principe simple: pas d’accord sans réelles contreparties. Avec Alain Le Vern, toutes les aides régionales (à Cléon pour le moteur R9M par exemple) ont ainsi été conditionnées au maintien ou au développement de l’emploi. Quand cette condition n’a pas été remplie, l’aide régionale n’a pas été versée.

Les difficultés de la filière automobile française sont connues. Si des ajustements sont parfois inévitables, la compétitivité de nos producteurs ne passe pas nécessairement ni systématiquement par des licenciements. On n’achète pas les voitures allemandes parce qu’elles sont moins chères! Si le coût est un facteur qui n’est évidemment pas négligeable, l’essentiel de notre compétitivité industrielle passe par la qualité, la marque, la réputation, les savoir-faire. Des initiatives stratégiques ont été prises par le Gouvernement et les collectivités en ce sens: plan de soutien à la filière automobile électrique et décarbonée, recyclage et déconstruction des véhicules comme l’ont proposé depuis longtemps les syndicats, banque publique d’investissement, Appel à projets ‘énergies’ de la Région… Il faut les poursuivre et les amplifier. C’est la seule voie possible pour sauvegarder et développer l’industrie durablement en France.

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